Les prix littéraires 2021

  • La plus secrète mémoire des hommes

    Mohamed Mbougar Sarr

    • Philippe rey
    • 19 Août 2021

    En 2018, Diégane Latyr Faye, jeune écrivain sénégalais, découvre à Paris un livre mythique, paru en 1938 : Le labyrinthe de l'inhumain. On a perdu la trace de son auteur, qualifié en son temps de « Rimbaud nègre », depuis le scandale que déclencha la parution de son texte. Diégane s'engage alors, fasciné, sur la piste du mystérieux T.C. Elimane, se confrontant aux grandes tragédies que sont le colonialisme ou la Shoah. Du Sénégal à la France en passant par l'Argentine, quelle vérité l'attend au centre de ce labyrinthe ?

    Sans jamais perdre le fil de cette quête qui l'accapare, Diégane, à Paris, fréquente un groupe de jeunes auteurs africains : tous s'observent, discutent, boivent, font beaucoup l'amour, et s'interrogent sur la nécessité de la création à partir de l'exil. Il va surtout s'attacher à deux femmes : la sulfureuse Siga, détentrice de secrets, et la fugace photojournaliste Aïda...

    D'une perpétuelle inventivité, La plus secrète mémoire des hommes est un roman étourdissant, dominé par l'exigence du choix entre l'écriture et la vie, ou encore par le désir de dépasser la question du face-à-face entre Afrique et Occident. Il est surtout un chant d'amour à la littérature et à son pouvoir intemporel.

  • Premier sang

    Amelie Nothomb

    • Albin michel
    • 18 Août 2021

    « Il ne faut pas sous-estimer la rage de survivre. » Amélie Nothomb.

    Amélie Nothomb est née à Kobé en 1967. Dès son premier roman Hygiène de l'assassin paru en 1992, elle s'est imposée comme une écrivaine singulière. En 1999, elle obtient avec Stupeur et tremblements le Grand Prix de l'Académie française.
    Premier sang est son 30e roman.

  • S'adapter

    Clara Dupont-Monod

    • Stock
    • 25 Août 2021

    C'est l'histoire d'un enfant aux yeux noirs qui flottent, et s'échappent dans le vague, un enfant toujours allongé, aux joues douces et rebondies, aux jambes translucides et veinées de bleu, au filet de voix haut, aux pieds recourbés et au palais creux, un bébé éternel, un enfant inadapté qui trace une frontière invisible entre sa famille et les autres. C'est l'histoire de sa place dans la maison cévenole où il naît, au milieu de la nature puissante et des montagnes protectrices ; de sa place dans la fratrie et dans les enfances bouleversées. Celle de l'aîné qui fusionne avec l'enfant, qui, joue contre joue, attentionné et presque siamois, s'y attache, s'y abandonne et s'y perd. Celle de la cadette, en qui s'implante le dégoût et la colère, le rejet de l'enfant qui aspire la joie de ses parents et l'énergie de l'aîné. Celle du petit dernier qui vit dans l'ombre des fantômes familiaux tout en portant la renaissance d'un présent hors de la mémoire.

    Comme dans un conte, les pierres de la cour témoignent. Comme dans les contes, la force vient des enfants, de l'amour fou de l'aîné qui protège, de la cadette révoltée qui rejettera le chagrin pour sauver la famille à la dérive. Du dernier qui saura réconcilier les histoires.

    La naissance d'un enfant handicapé racontée par sa fratrie.

    Un livre magnifique et lumineux.

  • Ne t'arrête pas de courir

    Mathieu Palain

    • L'iconoclaste
    • 19 Août 2021

    "Je voulais qu'il change. Qu'il s'en sorte. Qu'il arrête de voler et qu'il devienne champion olympique. Je rêvais. Je refusais de voir une réalité que pourtant il ne me cachait pas".
    De chaque côté du parloir de la prison, deux hommes se dévoilent. L'un, Mathieu Palain, est devenu journaliste et écrivain alors qu'il se rêvait footballeur. L'autre, Toumany Coulibaly, cinquième d'une famille de dix-huit enfants, est un athlète hors normes et un braqueur de pharmacies. Champion le jour, voyou la nuit : il y a une "énigme Coulibaly" que Mathieu Palain tente d'éclaircir autant qu'il s'interroge sur lui-même.
    "L'enfermement, l'amitié et la délinquance, pourquoi certains s'en sortent et d'autres pas. J'ai longtemps tourné autour de ces obsessions. Et puis j'ai rencontré Toumany."

  • La carte postale

    Anne Berest

    • Grasset et fasquelle
    • 18 Août 2021

    C'était en janvier 2003.
    Dans notre boîte aux lettres, au milieu des traditionnelles cartes de voeux, se trouvait une carte postale étrange.
    Elle n'était pas signée, l'auteur avait voulu rester anonyme.
    L'Opéra Garnier d'un côté, et de l'autre, les prénoms des grands-parents de ma mère, de sa tante et son oncle, morts à Auschwitz en 1942.
    Vingt ans plus tard, j'ai décidé de savoir qui nous avait envoyé cette carte postale. J'ai mené l'enquête, avec l'aide de ma mère. En explorant toutes les hypothèses qui s'ouvraient à moi. Avec l'aide d'un détective privé, d'un criminologue, j'ai interrogé les habitants du village où ma famille a été arrêtée, j'ai remué ciel et terre. Et j'y suis arrivée.
    Cette enquête m'a menée cent ans en arrière. J'ai retracé le destin romanesque des Rabinovitch, leur fuite de Russie, leur voyage en Lettonie puis en Palestine. Et enfin, leur arrivée à Paris, avec la guerre et son désastre.
    J'ai essayé de comprendre comment ma grand-mère Myriam fut la seule qui échappa à la déportation. Et éclaircir les mystères qui entouraient ses deux mariages. J'ai dû m'imprégner de l'histoire de mes ancêtres, comme je l'avais fait avec ma soeur Claire pour mon livre précédent, Gabriële.
    Ce livre est à la fois une enquête, le roman de mes ancêtres, et une quête initiatique sur la signification du mot « Juif » dans une vie laïque.

  • Le voyage dans l'Est

    Christine Angot

    • Flammarion
    • 18 Août 2021

    Un roman fort, miroir d'Un Amour impossible, qui aborde l'inceste en creusant le point de vue de l'enfant puis de l'adolescente et de la jeune femme victime de son père.

  • Mon maître et mon vainqueur

    François-Henri Désérable

    • Gallimard
    • 19 Août 2021

    « Le cahier, c'était la première chose que m'avait montrée le juge, quand tout à l'heure j'étais entré dans son bureau. Sous la couverture souple et transparente, on pouvait lire au feutre noir : MON MAÎTRE ET MON VAINQUEUR.
    Sur les pages suivantes, il y avait des poèmes. Voilà ce qu'on avait retrouvé sur Vasco : le revolver, un cahier noirci d'une vingtaine de poèmes et, plus tard, après expertise balistique, des résidus de poudre sur ses mains.
    Voilà ce qu'il en restait, j'ai pensé, de son histoire d'amour. »

  • Dans ma rue y avait trois boutiques

    Anthony Palou

    • Presses de la cite
    • 6 Mai 2021

    C'était les années soixante-dix. Il était une fois un petit garçon né dans une famille de commerçants. Son grand-père espagnol avait quitté la guerre de 36, avait traversé les Pyrénées et arpenté la France jusqu'à trouver un havre de paix dans le Finistère sud. C'est là qu'il décida de s'installer pour créer sa petite échoppe de fruits et légumes. Le grand garçon qu'il est devenu se souvient avec nostalgie de ces petits commerces qui peu à peu disparurent. Ainsi les merceries, les torréfacteurs, les marchandes des quat'saisons, ainsi les papeteries... Tout un monde, en quelques années, dévasté par la grande distribution. L'auteur pense que tout n'est pas perdu. Un jour viendra où le petit commerce renaîtra. Les beaux jours, peut-être, sont devant nous.

  • Le poulailler métaphysique

    Xavier Galmiche

    • Le pommier
    • 18 Août 2021

    L'autre jour, j'ai tué ma volaille : un vieux canard dont le renard avait emporté le dernier compagnon et qui traînait sa neurasthénie sur le bord de la mare ; une poule bleue boiteuse. « La ferme, on l'a achetée pas trop cher, et pas trop loin de P. la capitale où se trouve le travail ; on la retape dans ce qui reste de temps. Rurbains nous sommes, en rurbains nous agissons. J. rêvait de retrouver un jardin, moi d'adopter des bêtes, des poules surtout.

  • Le voyant d'Etampes

    Abel Quentin

    • L'observatoire
    • 18 Août 2021

    « J'allais conjurer le sort, le mauvais oeil qui me collait le train depuis près de trente ans. Le Voyant d'Étampes serait ma renaissance et le premier jour de ma nouvelle vie. J'allais recaver une dernière fois, me refaire sur un registre plus confidentiel, mais moins dangereux. » Universitaire alcoolique et fraîchement retraité, Jean Roscoff se lance dans l'écriture d'un livre pour se remettre en selle : Le voyant d'Étampes, essai sur un poète américain méconnu qui se tua au volant dans l'Essonne, au début des années 60. A priori, pas de quoi déchaîner la critique. Mais si son sujet était piégé ? Abel Quentin raconte la chute d'un anti-héros romantique et cynique, à l'ère des réseaux sociaux et des dérives identitaires. Et dresse, avec un humour délicieusement acide, le portrait d'une génération.

  • Les fruits tombent des arbres

    Florent Oiseau

    • Allary
    • 19 Août 2021

    Est-ce la vie qui cre´e le hasard, ou l'inverse ?

    Parce que son voisin, comme le fruit d'un arbre, est tombe´ raide mort a` l'arre^t Popincourt, Pierre se retrouve a` errer sur la ligne du bus 69. « Fanto^me urbain », comme il se de´finit lui-me^me, c'est un type plus tre`s jeune et pas encore tre`s vieux qui cherche des re´ponses dans de grands verres de lait glace´.

    De laverie automatique en comptoir de bar kabyle, la liberte´ guide ses pas. Fumer des cigarettes avec les tapins de la rue Blondel, monter une mayonnaise pour une ce´le`bre actrice sur le retour, appeler sa lle Trieste et se rappeler Venise... tout fait aventure quand on regarde bien et qu'on ne regrette rien.

    Ne pas faire grand-chose : voila` l'extraordinaire.

  • Madame Hayat

    Ahmet Altan

    • Actes sud
    • 1 Septembre 2021

    Une histoire d'amour magnifique, celle d'un jeune homme pour une femme d'âge mûr qui éclaire et modifie son regard sur le sens de la vie. Un livre où la littérature, premier amour de ce garçon, devient vitale. Car dans une ville où règne l'effroi, seul l'imaginaire sauve de l'enfermement...

  • La clause paternelle

    Jonas Hassen Khemiri

    • Actes sud
    • 2 Juin 2021

    Deux fois par an, un père qui est aussi grand-père rentre en Suède. Officiellement pour retrouver son fils qui est aussi un père et sa fille qui n'est plus une mère. En réalité pour ne pas perdre son titre de séjour et pour que son fils s'occupe de toute sa paperasse. Mais cette fois, la coupe est pleine et ce dernier estime qu'il est grand temps de remettre en cause la clause paternelle qui stipule qu'un fils doit s'occuper de son père. Mais cette clause est-elle négociable ?

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