Jean Lebrun

  • Notre Chanel

    Jean Lebrun

    • Pluriel
    • 9 Mars 2016

    « Dis, ce livre, tu l'écriras ? » Des années plus tard, Jean Lebrun l'a écrit pour son compagnon Bernard Costa, disparu en 1990. Ce fou de couture, qui savait ses jours comptés, l'avait entraîné à travers la France dans une enquête sur Chanel.
    En historien et en conteur, Jean Lebrun déroule leur road movie, de l'abbaye d'Aubazine au champ de course de Pau, de la boutique de Biarritz à l'usine de Maretz, d'un château l'autre : Corbère, Le Mesnil-Guillaume. Jusqu'à ce que la mort de Bernard interrompe leur enquête, qui s'arrête avant la résurrection de Chanel, en 1954.

    Entre la Belle Époque et la Libération, ce récit conduit vers des lieux moins attendus que la rue Cambon ou le Ritz, croise des personnages qu'on ne croyait pas si proches de Mademoiselle, tel Robert Bresson qu'elle couva et inspira. Il fait revivre à la fois l'insaisissable Chanel, et un anonyme de trente-cinq ans qui l'avait choisie pour fée. Ce qu'elle était aussi.

  • « Au terme d'un voyage radiophonique au long cours, ces pages veulent laisser comme un sillage. Histoire de rêver à ce que pourrait être, à l'avenir, un journalisme actif », écrit Jean Lebrun, qui a eu de ce métier une pratique artisanale, décalée, joyeuse, aujourd'hui peut-être anachronique. Ces pages ressemblent à ses émissions en direct du café El Sur, à Paris, ou du Bar de l'Hospitalet, sur le Larzac : une conversation dont il serait l'hôte et à laquelle il convie ses équipiers et auditeurs, souvent blogueurs désormais. Les temps changent, sans qu'il faille désespérer d'un artisanat nouveau.


  • le voyage d'un journaliste dans la france d'aujourd'hui, par une voix familière de france culture.
    le parcours, aussi, de cet artisan des médias, espèce désormais rare. avec pour toute ligne de conduite. le chemin de fer, non le tgv, histoire de débusquer la france joyeuse et coléreuse, bienveillante et méfiante. et dans l'espérance de créer, autour de son micro et de son blog, une petite république de la parole qui redonnerait foi dans la politique, oú l'on réinventerait la " belle illusion " française.


  • Ici Saint-Pierre-et-Miquelon : noël 1941, ici Saint-Pierre-et-Miquelon Nouv.

  • Le Breton Félicité de Lamennais (1782-1854) fut certes prêtre et philosophe. Mais il est surtout, dans la tourmente idéologique de son temps, un homme passionnément inquiet de liberté : cette liberté de penser qui le fait lutter contre l'indifférence religieuse le conduira au drame de la rupture. Poussé par son exigence de vérité, il proclame la foi comme maîtresse de toute intelligence humaine et provoque l'accès des catholiques à la presse moderne. Condamné par Rome en 1834, il poursuit son chemin dans la solitude, fidèle à ses sincérité successives. Dans une société blasée, l'interrogation de Lamennais rappelle aux hommes leur responsabilité.

  • Le Breton Félicité de Lamennais (1782-1854) fut certes prêtre et philosophe. Mais il est surtout, dans la tourmente idéologique de son temps, un homme passionnément inquiet de liberté : cette liberté de penser qui le fait lutter contre l'indifférence religieuse le conduira au drame de la rupture. Poussé par son exigence de vérité, il proclame la foi comme maîtresse de toute intelligence humaine et provoque l'accès des catholiques à la presse moderne. Condamné par Rome en 1834, il poursuit son chemin dans la solitude, fidèle à ses sincérité successives. Dans une société blasée, l'interrogation de Lamennais rappelle aux hommes leur responsabilité.

  • « La démocratie représentative est une grande malade. Abstention, dérision. Les signaux abondent qui témoignent de son piètre état. Mais de temps en temps, un signe apparaît qui peut remettre en question le diagnostic. » Débattre, c'est, au pays de la Révolution et des droits de l'Homme, défendre une idée et des droits. Les grands débats qui ont animé nos sphères politiques et les représentants du peuple sont, de fait, ceux qui se sont discutés aussi dans chaque famille, entre tous les citoyens - et qui ont fait de la France un pays où le travail des enfants a été interdit, l'État s'est séparé de l'Église, l'IVG a été légalisée, la peine de mort abolie.
    Avec son extraordinaire talent de conteur, Jean Lebrun fait vivre, dans cet ouvrage, deux siècles d'histoire et ses plus grands moments d'éloquence.

  • Voici un beau livre original où l'image magnifie la si brillante démonstration de Michelle Perrot, l'une des plus grandes historiennes contemporaines, pionnière dans l'histoire des femmes et toujours présente sur le terrain des combats contemporains. Si l'histoire s'est d'abord attachée à décrire le rôle privé des femmes, Michelle Perrot les suit ici dans la cité, dans la nation aux prises avec une citoyenneté qui leur échappe mais qu'elles investissent progressivement.
    De la Révolution aux débuts du 20ème siècle, Michelle Perrot analyse dans ce dialogue avec Jean Lebrun la résistance à la présence féminine au coeur de la cité.

  • Réinventer l'autorité ; psychanalyse et sociologie Nouv.

    À la différence de la domination et de la coercition, l'autorité est la parole du collectif, elle est le Tiers qui conditionne tout ensemble le langage et le rapport à autrui. Comment faire autorité dans la famille, à l'école, au travail ou en politique lorsque toute position d'exception se trouve par avance récusée, contestée, sinon méprisée ? Qu'est-ce qu'une société dans laquelle plus personne n'assume la position d'exception et les normes de la vie ensemble, chacun renvoyant les contraintes sociales à des formes de domination impersonnelle ? Quelles conséquences sur la construction psychique de l'autonomie et de la responsabilité ? Dans un échange constructif, les auteurs, issus d'horizons professionnels différents, s'essaient à concevoir de nouvelles formes d'autorité au service du commun, plus respectueuses de nos valeurs démocratiques.

  • « Synthèse très réussie d'un demi-siècle de travaux historiques tant français qu'étrangers sur notre espace national. » Philippe Joutard, Le Matin « Nous tenons avec ce livre notre nouveau petit Lavisse, avec la gloriole républicaine en moins et la pudeur des vrais savants en plus. » Jean-Pierre Rioux, Le Monde « Pour tous ceux qui, soit par goût personnel, soit par obligation professionnelle, ont à connaître de l'histoire de la France, le Carpentier-Lebrun est actuellement la référence fondamentale et indispensable. » Jean Peyrot, Historiens et Géographes

  • Les auteurs témoignent d'une pratique clinique avec des travailleurs sociaux et tentent d'en tirer les leçons : il s'en dégage à quel point le management est en train de tuer dans l'oeuf ce qui fait la spécificité du travail social.

    Que dit-on à un patient alcoolique qui vient s'écrouler parce qu'il va perdre sa femme ? À une caissière de supermarché qui ne peut plus suivre la cadence ou ne parvient pas à retourner travailler sans « la boule au ventre » ? Aux parents qui viennent consulter avec un adolescent, le casque sur les oreilles, et qui décrivent une addiction aux écrans et des résultats scolaires en chute libre... ? À un éducateur qui doit faire face à un enfant autiste en crise ? Que dit-on à ces jeunes sujets qui se décrivent harcelés sur Facebook ou abandonnés par un copain et incapables de vivre ? ... Dans le séminaire « Pour une clinique du quotidien », un participant tiré au sort est invité à décrire son service et sa mission, à énoncer sa fonction et à parler d'une situation avec laquelle il/elle rencontre une difficulté, est traversé(e) par une question ou un doute. Le postulat de base est qu'il n'y a pas de « bonne réponse » mais qu'il y a néanmoins quelque chose à en dire, que ce quelque chose rend compte d'une rencontre unique entre un intervenant social et un patient et que, de cette rencontre seule, un soulagement, peut-être, surgirait.

  • À partir de diverses entrées - le social, la clinique, l'institution, le déclin du politique, l'épisode des Gilets jaunes, la fin de la loi du père... - se déplie la thèse du livre : vingt-cinq ans après Un monde sans limite, c'est un immonde sans limite que nous avons fait émerger.
    Le livre décrit le changement d'hégémonie culturelle qui nous emporte depuis une quarantaine d'années. Fin du patriarcat et fin de la religion comme mode de vie en société nous ont entraînés vers un individualisme exacerbé qui a déconnecté le citoyen de son implication dans le lien social. L'avènement de « l'individu total », de celui qui ne doit rien à la société mais peut en revanche tout exiger d'elle, construit notre société de « l'immonde », caractérisée par la disparition de la limite reconnue collectivement. L'auteur en analyse les conséquences sur la vie psychique, la vie politique, la clinique, l'éducation et montre la place que les psychanalystes ont encore à y tenir.

  • Voici une histoire, scientifique et vivante, de la « mer intérieure » et des peuples qui habitent sur ses bords depuis les lointaines origines jusqu'à nos jours, voici un livre qui situe les quatre cents millions d'habitants actuels dans un site habité depuis la préhistoire et qui a été le théâtre de migrations, d'échanges, de conflits, de catastrophes naturelles qui ont fait un mare nostrum bordé de continents parfois à la dérive.

    Sous la direction de Jean Carpentier et François Lebrun. Avec les contributions de Bartolomé Bennassar, Dominique Borne, Élisabeth Carpentier, Jean Carpentier, François Lebrun, Claude Liauzu, Alain Tranoy.

  • Le psychiatre et psychanalyste identifie les mutations sociales et techniques qui, en contribuant à la disparition des figures d'autorité, ont conduit à une modification de l'équilibre psychique des individus et du lien social.

  • « Voici un livre qui [...] apporte des réponses aux questions que l'actualité pose aux Européens sur leur identité et l'avenir de leur continent. Arrivant à point nommé, ce livre obéit aussi à une nécessité indépendante des circonstances : il nous explique notre temps. » René Rémond.

    Jean Carpentier, Jean-Pierre Pautreau, Alain Tranoy, Élisabeth Carpentier, Jean-Pierre Arrignon, François Lebrun, Dominique Borne, Jean-Jacques Becker.

  • Cet ouvrage a été le premier à montrer en quoi la psychanalyse contribue à éclairer le malaise dans la civilisation d'aujourd'hui. Il a généré nombres de colloques, rencontres, formations, et reste une référence pour les psychanalystes, les psychiatres mais aussi les travailleurs sociaux. Augmenté d'une partie parue dans Les désarrois nouveaux du sujet (érès, 2001), cette version constitue un document de travail de première valeur, qui a ouvert un champ entier pour la psychanalyse : analysant les conséquences de la mutation que nous vivons passage du primat de la religion à celui de la science il fournit au lecteur des repères pour comprendre les enjeux de notre monde actuel.

  • Nicole Malinconi échange avec Jean-Pierre Lebrun autour des questions de l'écriture, de la langue et de l'altérité.
    Dans un dialogue vivant et accessible, les auteurs ouvrent un champ de questions qui intéressent autant les professionnels de la santé mentale que tout citoyen s'interrogeant sur ce que parler veut dire. Utilisant des références littéraires, cinématographiques, psychanalytiques, linguistiques, sociologiques, philosophiques, ils se demandent comment une société traite la langue et comment la langue transforme la société.
    Jean-Pierre Lebrun est psychiatre, psychanalyste à Namur et Bruxelles. Il a publié de nombreux ouvrages chez érès, et Denoël.
    Il est également directeur de trois collections Humus, Psychanalyse et écriture et Singulier-pluriel aux éditions érès.
         

  • L'école est en difficulté. En témoignent au quotidien, accrocs et dérapages d'être ensemble : harcèlement, phobie scolaire, violence « gratuite », affaiblissement de la légitimité des adultes...
    A l'heure où le lien social est façonné par le diktat de la liberté individuelle au détriment du collectif, le processus de socialisation s'en trouve affaibli.
    Désormais, l'école est devenue le lieu où s'affrontent deux forces contradictoires : l'individualité de l'enfant maintenu dans sa toute-puissance première et l'exigence de la vie scolaire irréductiblement référée au fonctionnement du collectif. Cette opposition n'est pas nouvelle. Mais, l'auteur indique en quoi l'état des forces en présence s'est modifié au détriment de l'éducation et donc du développement même de l'enfant et de l'adolescent.?

  • Les moments vécus au Jardin Couvert constituent la matière de ce livre. Ils font entendre combien pour grandir, il est important que enfants, parents et accueillants se laissent porter par la parole.
    L'enfant vient au jardin couvert avec son père, sa mère ou tout autre adulte proche pour rencontrer les autres, apprendre à vivre avec eux dans la sécurité d'une présence familière. Quelquefois les familles, plus ou moins conscientes de difficultés minimes ou plus sérieuses, viennent chercher des repères, un éclairage neuf, une direction à inventer. Elles sont assurées d'y être entendues dans leur singularité. Elles s'expriment comme elles le peuvent et mettent parfois en avant des détails qui masquent les vrais sujets. La demande d'aide, de conseils est un évitement à s'engager dans ce que le parent sait. C'est aux accueillants de lui faire découvrir qu'il a en lui les possibilités de trouver les solutions adéquates et de s'occuper d'une façon juste de son enfant.

  • Les progrès incontestables des neurosciences de ces dernières années mettent-ils en question la discipline que Freud a inventée et que Lacan a réinventée ? N'assistons-nous pas plutôt à un troisième moment de naissance de la science - après l'âge grec et l'âge classique - qui nous contraint à revisiter les assises du sujet ? Néanmoins, les avancées des neurosciences nous obligent à problématiser à nouveaux frais les rapports du corps et du langage, à aborder différemment des questions aussi anciennes que cruciales telles les relations corps-esprit, nature-culture, animal-humain... et à prendre en compte l'impact des mutations technologiques sur la réalité psychique.

    Dans un entretien vivifiant, Jean-Pierre Lebrun et Marc Crommelinck convoquent la psychanalyse et les neurosciences pour appréhender le fonctionnement du cerveau pensant. Ils prennent appui sur les concepts, aujourd'hui promus, d'émergence, de causalité ascendante et descendante, de plasticité... en maintenant la rigueur d'une position matérialiste devenue désormais incontournable et une volonté de transmettre au plus grand nombre.

  • À partir de sa position de psychanalyste, Jean-Pierre Lebrun interroge l'évolution de la médecine depuis qu'elle est devenue - pour le bonheur de tous - « scientifique », depuis qu'elle est passée, selon Claude Bernard, d'un « art » de guérir » à une « science » de guérir. Et l'auteur d'ajouter : d'un art de guérir les « malades » à la science de guérir les « maladies ».

    Au cours de ces dernières années, le fossé entre une médecine de la maladie et une médecine du malade s'est incontestablement encore creusé, ce qui n'est peut-être pas sans conséquence sur l'inflation coûteuse de notre science de guérir : à force d'entendre dans le registre du besoin ce qui relève des champs de la demande et du désir, l'organisation de la santé ne peut que s'emballer.

    Paru quelques années avant Un monde sans limite (érès, 1997) qui a marqué un tournant dans le monde analytique lacanien, De la maladie au malade constitue le socle à partir duquel Jean-Pierre Lebrun a développé sa pensée sur l'importance du lien social pour la subjectivité. Dans son importante postface inédite, il propose de nouvelles avancées pour saisir les enjeux du malaise du monde médical dont la logique de rationalité scientifique tend à ne plus laisser de place au sujet singulier.

  • Jean-Pierre Lebrun a imaginé d'écrire la réponse féminine de Monique à Alexis qui, dans le livre de Marguerite Yourcenar lui explique qu'il la quitte sous le prétexte de son homosexualité.
    Ce texte devenu introuvable, aujourd'hui réédité donne "par anticipation" un éclairage sur ce que l'auteur s'essaie à décrire dans ses ouvrages plus récents, et notamment cette possibilité d'absence à soi-même à laquelle les sujets sont aujourd'hui invités, du fait même de l'évolution sociale qui nous emporte.

  • Un psychanalyste, Jean-Pierre Lebrun, et un bibliste, André Wénin, se risquent au dialogue. Le premier parce qu'il est intéressé par la capacité des textes fondateurs de notre culture à dire la spécificité de l'humus humain, le second parce qu'il est convaincu que la psychanalyse développe une approche de l'être humain qui n'est pas étrangère aux textes qu'il travaille.

  • Les concepts aujourd'hui promus par les neurosciences - causalité ascendante et descendante, émergence, plasticité... - permettent mais aussi obligent à réaborder autrement des questions anciennes comme les relations corps/esprit ou encore le débat nature/culture. Évitant tout réductionnisme, ce livre mène un dialogue rigoureux entre psychanalyse et neurosciences autour du fonctionnement du cerveau pensant.

    Jean-Pierre Lebrun échange avec Marc Crommelinck, professeur émérite à l'Université de Louvain, neurophysiologiste et épistémologue à propos de la psychanalyse et du développement des neurosciences. Les progrès incontestables de celles-ci ces dernières années mettent-elles en question la discipline que Freud a « inventée » et que Lacan a « ré- inventée » ? Leurs avancées ne contraignent-elles pas à revisiter les rapports du corps et du langage ? Ces questions sont abordées sous la forme d'un entretien vivifiant qui ne se contente pas des réponses simplistes auxquelles nous ont habitué les médias.

empty