Mots du libraire

  • La traversée : un périple à travers l'immense forêt congolaise, de Kigali au Rwanda à Kinshasa en République démocratique du Congo. Un invraisemblable voyage, en moto, en camion, en barge, malgré les trafiquants, la fièvre Ébola, les groupes armés. Une traversée dans une nature dantesque où les hommes et les femmes vivent coupés du monde. L'enjeu ? Vérifier les accusations des autorités françaises, répétées inlassablement depuis plus de vingt ans : un génocide se serait déroulé au coeur de la forêt équatoriale congolaise, des centaines de milliers d'hommes et de femmes auraient été massacrés dans l'indifférence. Au fil des étapes, émouvantes, savoureuses ou romanesques, les témoins parlent. La vérité émerge, et avec elle le rôle de la France au Rwanda puis au Congo. Un engrenage qui a conduit Paris à s'enfoncer toujours plus avant dans la compromission. Un reportage fascinant. Une odyssée au coeur de l'Afrique.

    Le mot du lecteur

    Le génocide des Tutsi par les Hutus au Rwanda, en 1994 n’a pas paru évident à tout le monde, et il est vraiment étonnant d’apprendre, que nos gouvernants de l’époque, étaient, soit très mal informés(ce qui est douteux) soit d’une mauvaise fois abyssale qui les a conduits à promouvoir l’idée d’un double génocide. Il semble que la vérité a été établie depuis, mais que Patrick de Saint-Exupéry a voulu aller vérifier sur place par une enquête journalistique. Son road trip au Rwanda, puis au Congo ou il suit la trace des 700 000 réfugiés ayant fui le Rwanda nous offre une description saisissante de ce pays (de la mousse), mais je me suis perdu dans la narration historique du devenir de ces hommes. Les preuves recherchées par l’auteur semblent avoir été trouvées, mais elles ne m’ont pas parues évidentes.

    Frédéric

  • « J'ai été bouleversée et inspirée par le courage de ces Saoudiennes, qui ont fui un pays où l'émancipation des femmes semble encore impossible. Les féministes du monde entier doivent entendre les voix de ces héroïnes en lutte contre le patriarcat le plus rigide. » Leila Slimani Un nombre grandissant de jeunes filles fuient chaque année l'Arabie saoudite dans l'espoir d'une vie meilleure. Hélène Coutard est partie à la rencontre d'une quinzaine d'entre elles, qui ont tout quitté - famille, travail et parfois enfants - pour échapper aux lois du tutorat saoudien. Malgré l'image moderne cultivée par le royaume, le pays continue en effet d'appliquer les principes d'un islam wahhabite rigoriste déniant toute liberté aux femmes.

    À travers ses longs portraits de « fugitives », l'auteure décrit avec beaucoup de sensibilité le quotidien de ces vies volées ainsi que les stratégies étonnantes pour préparer, dans le plus grand secret, les départs. Un matin, faire comme si on partait tranquillement pour son cours d'anglais et demander au taxi de foncer vers l'aéroport.

    Mais l'exil n'est pas toujours le refuge attendu ; à l'étranger, elles sont déracinées, avec la peur au ventre d'être retrouvées par des familles prêtes à tout pour laver l'affront, et par les services saoudiens furieux que ces jeunes femmes, en prenant la parole, ternissent l'image du royaume. Loin des clichés, des destins de femmes aux vies et aux personnalités parfois très différentes qui ont pourtant une chose en commun : elles ont toutes eu la force de fuir et de se réinventer.

    Le mot du lecteur

    La condition des femmes en Arabie Saoudite, comme dans beaucoup d’autres endroits dans le monde est largement améliorable et cela est bien illustré par par le récit de tentatives d’émancipation du tutorat implacable de la gent masculine de ce pays racontées par celles qui les ont confiées à l’auteure. Malgré la volonté des dirigeants de ce pays d’afficher une modernité émancipatrice en leur octroyant quelques libertés nouvelles (par exemple en les autorisant à conduire un véhicule), les femmes sont toujours soumises à une énorme emprise masculine. La rébellion gronde, et avec beaucoup de courage et l’utilisation astucieuse des réseaux sociaux, certaines parviennent à s’échapper et à témoigner en racontant leur aventure. Souhaitons que cette belle enquête journalistique contribue à faire évoluer le sort de ces femmes injustement maltraitées.

  • Sur les collines de Nyamata, Jean Hatzfeld part cette fois à la recherche des très rares Hutus qui ont résisté à la folie génocidaire au péril de leur vie. Au Rwanda, on les appelle abarinzi w'igihango, les gardiens du pacte de sang, ou parfois les Justes. Mais vingt-cinq ans après, ils restent des personnages silencieux, entourés de méfiance ; parce que aux yeux des Hutus ils incarnent la trahison, ou leur renvoient l'image de ce qu'ils auraient pu être, tandis que les Tutsis portent sur eux d'irréductibles soupçons et le plus souvent refusent d'admettre qu'il y ait eu des Hutus méritants.
    Beaucoup de sauveteurs ont été abattus par les tueurs, sans laisser de trace. Certains de ceux qui ont survécu racontent ici leurs histoires extraordinaires. Chacun trouve les mots pour relater ce chaos dans une langue étrange, familière et nourrie de métaphores, reconnaissable entre toutes pour ceux qui ont lu les précédents livres de l'auteur.

    Le mot du lecteur

    L’intérêt historique que porte l’auteur au génocide des Tutsis par les Hutus au Rwanda en 1994 est ici abordé par les témoignages poignants de Rwandais qui, au péril de leur vie ont sauvé des Tutsis dans des conditions particulièrement difficiles. La force évocatrice de ces récits tient surtout au fait qu’ils ont été transcrits tels qu’ils ont été racontés, avec les mots, les hésitations, les répétitions et souvent les points de vue des sauveurs et des sauvés. Cela rend parfois la lecture un peu difficile car le lecteur doit s’imprégner de vocabulaire et de tournures de phrases qui ne lui sont pas familiers, mais cela rend l’ensemble authentique et fort. Bel hommage à des justes qu’il fallu débusquer à force de patience et de persuasion, mais qui le méritaient bien.

    Frédéric

  • Et si notre Univers n'était qu'un parmi d'autres ? Cette idée d'univers multiples, envisagée pourtant depuis l'Antiquité, n'est entrée que récemment - et avec fracas - dans le champ de la science. L'hypothèse fascine, mais elle n'en est pas moins dérangeante : comment se formeraient ces mondes invisibles ? Peut-on tester et réfuter leur existence ? Une telle hypothèse est-elle vraiment scientifique ? Ouvrir la porte aux mondes possibles de l'astrophysique, de la philosophie et de l'imaginaire, c'est montrer qu'il y a une multiplicité de « manières de faire des mondes»...

    Le mot du lecteur

    Deux cosmologistes, un Philosophe des sciences et un spécialiste de science fiction débattent de Multivers, (d’autres univers possibles), en fonction des connaissances actuelles et de spéculations parfois très sophistiquées qu’elles engendrent. Le niveau de la discussion est élevé et il faut s’accrocher solidement pour n’être pas noyé ! Mais, le plaisir de la découverte de concepts scientifiques et philosophiques exprimés dans un langage intelligent et précis(parfois précieux) récompense le lecteur assidu. Les références scientifiques et philosophiques sont nombreuses et l’érudition des protagonistes est prodigieuse et bluffante. Aurélien Barrau parait plus philosophe que le philosophe en titre invité et il semble plus apprécier cette casquette que celle du scientifique ! Difficile à lire mais très enrichissant.

    Frédéric

  • Qui aurait dit, il y a seulement quelques années, que les plantes étaient capables de réagir au vol d'une abeille, ou les corbeaux de réconforter un congénère blessé ? Qu'il suffisait aux poulpes d'observer un comportement pour le mémoriser, ou que des singes avaient créé un protolangage en associant plusieurs sons dans un même cri ?
    Non, Sapiens n'a pas le monopole de l'intelligence !
    Il est temps de reconnaître le génie du vivant et c'est pour en mesurer l'étendue que Fabienne Chauvière a mené l'enquête, en sollicitant une dizaine de chercheurs prestigieux. D'hypothèses en découvertes, c'est un univers d'une richesse insoupçonnée qui se révèle au fil des pages.
    Un monde d'autant plus fascinant qu'il pourrait bien nous inspirer des solutions d'avenir pour une croissance plus sobre et plus respectueuse.

    Le mot du lecteur

    Fabienne Chauvière, journaliste et animatrice sur France Inter des « Savanturiers » a rencontré des scientifiques venus lui parler, chacun dans sa spécialité de « l’intelligence du vivant » et nous raconte ses conversations avec eux dans ce livre. Dans un véritable tour d’horizon des végétaux et des animaux, nous apprenons beaucoup de choses décrites par des spécialistes qui nous font partager leur enthousiasme, leurs connaissances pointues et découvrir d’autres formes d’intelligences potentielles que celle de l’être humain. Excellent ouvrage à vocation pédagogique qui incitera les plus curieux à approfondir des sujets parfois évoqués de façon un peu succincte.

    Frédéric

  • Celle qui raconte cette histoire, c'est sa fille, Constance. Le père, c'est Jacques, jeune professeur d'italien passionné, qui aime l'opéra, la littérature et les antiquaires. Ce qu'il trouve en fuyant Nice en 1968 pour se mêler à l'effervescence parisienne, c'est la force d'être enfin lui-même, de se laisser aller à son désir pour les hommes. Il est parmi les premiers à mourir du sida au début des années 1990, elle est l'une des premières enfants à vivre en partie avec un couple d'hommes.

    Over the Rainbow est le roman d'un amour lointain mais toujours fiévreux, l'amour d'une fille grandie qui saisit de quel bois elle est faite : du bois de la liberté, celui d'être soi contre vents et marées.

    Le mot du lecteur

    Constance naît en 1970 de Jacques et Lucie, tous deux professeurs. Elle raconte sa relation avec un père qui quitte le domicile conjugal en 1986 pour vivre pleinement une homosexualité refoulée jusqu’alors et frappée par une redoutable maladie émergente. Les différentes périodes de sa vie avec lui sont évoquées en désordre, mais avec un fil conducteur incassable qui est l’amour que l’enfant, l’adolescente et la jeune adulte lui porte, malgré le regard encore frileux de la société sur les couples homosexuels. Une histoire d’amour contre vents et marées d’une grande sensibilité !

    Frédéric

  • Odes

    David Van Reybrouck

    Ce recueil circonscrit la partition sensible d'un écrivain qui pose sur le monde un regard humaniste et progressiste. En ces temps tourmentés il est important de publier cette collection d'Odes comme autant de chroniques qui soulignent le besoin inné d'enthousiasme de David Van Reybrouck et son bel esprit d'engagement positif.

    Le mot du lecteur

    Ensemble de chroniques courtes publiées entre 2015 et 2018 dans le journal néerlandais « De Correspondent » et regroupées dans cette édition. Elles reflètent les coups de cœur et les coups de gueule d’un humaniste sur un grand nombre de sujets, d’objets et de personnes rencontrées au cours de son activité professionnelle. La grande diversité des sujets abordés rendent la continuité de la lecture inopérante et il vaut mieux picorer ses odes pour les apprécier, savourer les bonnes et passer plus vite sur les moins bonnes.

    Frédéric

  • L'homme qui voulait faire de la télévision un art.
    A. B.

    Le mot du lecteur

    Sébastien, jeune Drômois formé à la comptabilité et aux rigueurs de son plan rencontre Patrick, un célèbre animateur de Télévision qui l’embarque à Paris et l’introduit dans ce milieu. Sa jeunesse, son enthousiasme, sa rigueur d’analyse dés qu’il s’agit de flairer la bonne affaire le font rapidement connaître et devenir l’incontournable producteur de nombreuses émissions de télé-réalité. Mêlant habilement personnages de fiction et personnages très connus du PAF, Aurélien Bellanger nous fait revivre cette période féconde de l’âge d’or de la télévision avec un grand réalisme et un regard affûté sur la société qu’elle engendre et reflète.

    Frédéric

  • Kérozène

    Adeline Dieudonné

    Une station-service, une nuit d'été, dans les Ardennes.
    Sous la lumière crue des néons, ils sont douze à se trouver là, en compagnie d'un cheval et d 'un macchabée. Juliette, la caissière, et son collègue Sébastien, marié à Mauricio. Alika, la nounou philippine, Chelly, prof de pole dance, Joseph, représentant en acariens... Il est 23h12. Dans une minute tout va basculer.
    Chacun d'eux va devenir le héros d'une histoire, entre elles vont se tisser parfois des liens. Un livre protéiforme pour rire et pleurer ou pleurer de rire sur nos vies contemporaines.
    Comme dans son premier roman, La Vraie Vie, l'autrice campe des destins délirants, avec humour et férocité.
    Les situations surréalistes s'inventent avec naturel, comme ce couple ayant pour animal de compagnie une énorme truie rose, ce fils qui dialogue l'air de rien avec la tombe de sa mère, ou encore ce déjeuner qui vire à l 'examen gynécologique parce qu'il faut s'assurer de la fécondité de la future belle-fille. Elle ne nous épargne rien, Adeline Dieudonné : meurtres, scènes de sexe, larmes et rires. Cependant, derrière le rire et l'inventivité débordante, sa lucidité noire fait toujours mouche. Kérozène interroge le sens de l'existence et fustige ce que notre époque a d 'absurde.

    Le mot du lecteur

    Une station service d’autoroute, tard la nuit, c’est le décor, le lien artificiel entre des tranches de vie imaginées par l’auteure. Pour l’intérêt de la narration, les protagonistes ont des vies peu ordinaires susceptibles de retenir l’attention du lecteur, volontiers à l’affût d’originalité, et il n’est pas déçu, ça décoiffe ! Parmi ces petites nouvelles, délirantes pour la plupart, j’ai particulièrement apprécié celle du cheval. Le plaisir de lire est au rendez-vous, alors profitons en sans modération.

    Frédéric

  • Me Susane, quarante-deux ans, avocate récemment installée à Bordeaux, reçoit la visite de Gilles Principaux. Elle croit reconnaître en cet homme celui qu'elle a rencontré quand elle avait dix ans, et lui quatorze - mais elle a tout oublié de ce qui s'est réellement passé ce jour-là dans la chambre du jeune garçon. Seule demeure l'évidence éblouissante d'une passion.
    Or Gilles Principaux vient voir Me Susane pour qu'elle prenne la défense de sa femme Marlyne, qui a commis un crime atroce... Qui est, en vérité, Gilles Principaux ?

    Le mot du lecteur

    Un roman qui interroge sur les contours flous, incertains et improbables des protagonistes et laisse le lecteur compléter les manques volontairement et astucieusement disséminés par l’auteure. Qui manipule qui ? Sharon, Gilles Principaux, Marlyne, Rudy ? Me Susane est-elle vraiment empêtrée dans une situation diabolique ou se l’imagine t’elle ?  Les ressentis exprimés par le couple sont remarquablement décrits, avec ce qui faut de répétitions pour en affirmer la profondeur et la sincérité. Une lecture déroutante et passionnante.

    Frédéric

  • Inaccessible, la physique quantique? Entrez dans le grand mécano de Julien Bobroff et bientôt supraconductivité, effet tunnel, IRM, spin et autre laser n'auront plus de secret pour vous!
    En une dizaine d'expériences, parmi les plus sidérantes de la physique moderne, découvrez de drôles de laboratoires, de folles inventions et surtout des physiciens aussi géniaux que bricolo...

    Julien Bobroff est physicien et professeur à l'université Paris-Sud. Après avoir longtemps exploré les subtilités du magnétisme et de la supraconductivité, il dirige une équipe de recherche inédite, «La physique autrement», dédiée à la vulgarisation : expositions, conférences, vidéos, animations, sites Internet, etc. (www.vulgarisation.fr).

    Le mot du lecteur

    L’aspect théorique des grandes découvertes de la physique quantique au 20 éme siècle a été largement accompagné par des expériences de laboratoires conduites par des « Géo Trouvetout » géniaux avec de drôles de machines qui ont anticipé ou corroborer de superbes innovations. Cette symbiose collaborative est bien décrite par la mise en valeur des travaux qui nous ont apporté le laser, la supraconductivité, l’effet tunnel, le graphène, l’IRM... Autant d’éléments de notre environnement quotidien dont il est bon prendre le temps de regarder d’où ils viennent. Très belle idée pédagogique que ce méccano quantique.

    Frédéric

  • Joy rencontre Stella en 1986. Elles ont quinze et seize ans, la même silhouette, les mêmes nattes brunes, la même passion pour David Bowie. Ensemble, elles partagent tout. Les soirées Dallas avec la grand-mère de Joy, les nuits à faire le mur pour aller danser au Fantasia, les vacances à Long Island... Pourtant, après deux années idylliques et un dernier été, Stella disparaît sans un mot. Trente ans plus tard, Joy n'a pas oublié. Et elle veut comprendre.
    Porté par un souffle romanesque puissant et une écriture envoûtante, Poupées explore ces amitiés adolescentes qui marquent une vie. De Paris aux États-Unis, des années quatre-vingt à nos jours, Éléonore Pourriat nous entraîne dans une quête de vérité urgente où l'on découvre que les différentes versions d'une même histoire peuvent être irréconciliables.
    Car pour se sauver soi-même, sans le savoir, on sacrifie parfois ceux qu'on aime le plus.

    Le mot du lecteur

    Deux jeunes adolescentes, Joy et Stella sont des amies fidèles qui vivent en France et se rendent parfois en vacances aux États-Unis chez la grand-mère de Joy. Cette amitié profonde va voler en éclats et les séparer à jamais ! Le fait générateur que le lecteur découvrira assez vite est l’objet de nombreux livres sur le sujet et l’histoire se lit de façon agréable mais peine à convaincre malgré un texte court, mais encore trop long !

    Frédéric

  • Imaginez un monde où un objet se trouve à plusieurs endroits à la fois, où deux particules distantes d'un millier de kilomètres s'influencent instantanément et où un mur n'en est plus un. Cet univers mystérieux qui bat en brèche toutes nos intuitions, c'est celui de la " quantique ". Comment attaquer ce monument de la physique ? En souscrivant au pari fou de Julien Bobroff : nous révéler ses merveilles sans équation ni exposé historique ! La Quantique autrement procède en effet à rebours des ouvrages existants, souvent focalisés sur les travaux des pères fondateurs.
    Avec la plus grande rigueur, l'auteur privilégie les analogies et les explications choisies, éclairées par des illustrations inédites pour enfin " voir " les phénomènes. En direct des laboratoires, il détaille aussi les derniers développements de la discipline, notamment l'ordinateur quantique, la supraconductivité à température ambiante et la biologie quantique. Le traité attendu sur une science qui n'a pas fini de nous fasciner.

    Le mot du lecteur

    Remarquable vulgarisation scientifique qui tente de faire imaginer le monde quantique plutôt que le comprendre (car qui prétendra le comprendre ne l’aura sans doute pas vraiment compris !). Très complet, ce voyage au sein de l’infiniment petit associe les hommes qui l’ont découvert, les concepts et les réalisations qu’ils ont engendrés, prouvant que de nuages de probabilités peut émerger du concret macroscopique. Ouvrage utile qui satisfera les curieux en délicatesse avec les formules mathématiques, puisqu’il réalise l’exploit de n’en point comporter !

    Frédéric

  • « Tant de fois je me suis tenue avec des mourants et avec leurs familles. Tant de fois j'ai pris la parole à des enterrements, puis entendu les hommages de fils et de filles endeuillés, de parents dévastés, de conjoints détruits, d'amis anéantis... ».
    Etre rabbin, c'est vivre avec la mort : celle des autres, celle des vôtres. Mais c'est surtout transmuer cette mort en leçon de vie pour ceux qui restent : « Savoir raconter ce qui fut mille fois dit, mais donner à celui qui entend l'histoire pour la première fois des clefs inédites pour appréhender la sienne. Telle est ma fonction. Je me tiens aux côtés d'hommes et de femmes qui, aux moments charnières de leurs vies, ont besoin de récits. ».
    A travers onze chapitres, Delphine Horvilleur superpose trois dimensions, comme trois fils étroitement tressés : le récit, la réflexion et la confession. Le récit d' une vie interrompue (célèbre ou anonyme), la manière de donner sens à cette mort à travers telle ou telle exégèse des textes sacrés, et l'évocation d'une blessure intime ou la remémoration d'un épisode autobiographique dont elle a réveillé le souvenir enseveli.
    Nous vivons tous avec des fantômes : « Ceux de nos histoires personnelles, familiales ou collectives, ceux des nations qui nous ont vu naître, des cultures qui nous abritent, des histoires qu'on nous a racontées ou tues, et parfois des langues que nous parlons. » Les récits sacrés ouvrent un passage entre les vivants et les morts. « Le rôle d'un conteur est de se tenir à la porte pour s'assurer qu'elle reste ouverte » et de permettre à chacun de faire la paix avec ses fantômes...

    Le mot du lecteur

    L’auteure nous offre une magnifique leçon d’humanité, de tolérance et une découverte de la libéralité possible dans la religion juive. Son ouverture d’esprit et son érudition rendent son discours convaincant, aussi bien à l’écrit qu’à l’oral au travers d’une présence médiatique qui se remarque. Les nombreuses occasions qu’elle a eu dans sa fonction de rabbin d’apporter du réconfort aux familles endeuillées et qu’elle nous décrit sont autant de preuves que la compassion n’a pas forcément une étiquette strictement religieuse. Le doute qui parfois l’habite gagnerait à être mieux partagé par toutes les orthodoxies intransigeantes. Très beau partage d’expérience et de réflexion sur la vie avec nos morts.

  • Le pont de Bezons

    Jean Rolin

    « Heureux qui a vu le jour se lever sur le pont de Bezons ». C'est la première phrase de ce roman dont le projet consiste « à mener sur les berges de la Seine, entre Melun et Mantes des reconnaissances aléatoires, au fil des saisons, dans un désordre voulu ». Mais très rapidement ces déambulations prennent des allures de petite odyssée sur les berges du fleuve, au coeur de banlieues bousculées, parcourant des espaces fracassés, des friches et des zones industrielles. Traversée du monde d'à côté, celui que nous ne voyons plus depuis des décennies. De micro-événements prennent une tournure fatale et romanesque, comme la fermeture d'un Mc Donald's à Bezons ou des parties de pêche organisées par des Roms. On y croise des réfugiés tibétains sur une péniche à Conflans, un café kurde révolutionnaire à Corbeil, un restaurant brésilien, des mosquées salafistes à Saint-Denis, une base assez confidentielle de la marine nationale... C'est le roman discret d'un monde bouleversant de solitude, d'oublis, de ruines et de décomposition. Au coeur de ce parcours, il y a aussi les retrouvailles avec une vieille cousine et la maison de Carrières-sous-bois qui cache un secret de famille que le narrateur révèle pour la première fois : le fantôme de l'oncle Joseph. Mais le chaos de ce monde périphérique, sous le regard aigu du narrateur, cache lui aussi un mystère : la présence de toute une vie sauvage et animale nichée souvent dans d'improbables lieux. Oiseaux rares, cygnes sauvages, poissons... Avec humour, Jean Rolin traque les détails des existences, des paysages, des lieux, et les traces historiques d'un décor périurbain qui devient sous nos yeux le roman contemporain de notre abandon.

    Le mot du lecteur

    Une lecture d’où n’émerge pas un certain intérêt après avoir pourtant insister pour trouver ce qui pourrait le susciter ne mérite pas qu’on la prolonge ! Cette pérégrination sur les bords de seine entre Mantes et Melun avec des descriptions cliniques d’objets souvent industriels (sous la forme de vestige ou en activité) est lourde et l’attente d’une histoire qui pourrait égayer la narration est vaine !

    Frédéric

  • Là où nous dansions

    Judith Perrignon

    • Rivages
    • 6 Janvier 2021

    Detroit : le vacarme des usines, le son Motown sur lequel on chaloupe, les choeurs d'une communauté que l'on sacrifie sur l'autel du capitalisme... C'est aux bruits de cette ville que Judith Perrignon offre un écho dans ce roman choral fort et bouleversant.

    Le mot du lecteur

    Grandeur et décadence de la ville de Détroit évoquée alternativement sur 3 périodes:1935, 1960 et 2013. En 1935, Eleonor Roosevelt inaugure le « Brewster Douglass Project », ensemble immobilier qui pourra abriter les ouvriers des usines automobiles. Dans les années 1960, la prospérité économique bat son plein ainsi que l’éclosion de talents musicaux, mais l’entretien des immeubles est mal fait, les cadres désertent la ville et se font construire des voies rapides urbaines qui altèrent le cadre vie de ceux qui restent…2013, c’est la destruction du « Brewster Douglass Project », la fermeture des usines… Le tout est incarné par la vie de familles qu’on suit avec un peu de mal sur ces trois périodes en sautant de l’une à l’autre et en perdant le fil. Racisme, pauvreté, drogue, criminalité accompagnent croissance et décroissance de cette cité symbole des ravages du capitalisme débridé des EU.

    Frédéric

  • Mille petits riens

    Jodi Picoult

    Ruth Jefferson est sage-femme depuis plus de vingt ans. C'est une employée modèle. Une collègue accommodante. C'est aussi la seule Afro-américaine de son service. Le jour où un couple de suprémacistes blancs demande à ce qu'on lui interdise tout contact avec leur bébé, Ruth est choquée de voir sa hiérarchie accéder à leur requête. Quand le nourrisson décède quelques jours plus tard, c'est elle qui est pointée du doigt. Accusée de meurtre, Ruth va devoir répondre de ses actes devant la justice. Mais sa couleur de peau ne la condamne-t-elle pas d'avance ? 

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    Le mot du lecteur

    Roman traduit de l’américain par Marie Chabin. Ruth, sage femme noire de 44 ans est accusée d’avoir tué Davis, fils de Turk et Brit, suprémacistes blancs activistes. Elle perd son travail et s’occupe du mieux qu’elle peut d’Edison, son fils ado de 17 ans. Kennedy, la jeune avocate chargée de la défense de Ruth déploie beaucoup d’énergie pour son premier dossier dans un procès d’assise et se lie d’amitié avec sa cliente. Le thème du racisme latent et des difficultés relationnelles entre les deux communautés est évoqué de façon parfois frontale, mais aussi avec beaucoup de sensibilité. La narration est assurée par les prises de paroles successives de chacun des trois protagonistes principaux, Ruth, Turk et Kennedy. Très beau roman à découvrir, mille petits riens qui parviennent à faire un tout consistant.

    Frédéric

  • L'ami

    Tiffany Tavernier

    C'est un samedi matin comme un autre, dans la maison isolée où Thierry, le narrateur, s'est installé des années auparavant. Il y vit avec sa femme Élisabeth, encore endormie ;
    Leur fils habite loin désormais. Leur voisin Guy est rentré tard, sans doute a-t-il comme souvent roulé sans but avec sa fourgonnette. Thierry s'apprête à partir à la rivière, quand il entend des bruits de moteur.
    La scène qu'il découvre en sortant est proprement impensable : cinq ou six voitures de police, une ambulance, des hommes casqués et vêtus de gilets pare-balles surgissant de la forêt. Un capitaine de gendarmerie lui demande de se coucher à terre le temps de l'intervention.
    Tout va très vite, à peine l'officier montre-t-il sa stupeur lorsque Thierry s'inquiète pour Guy et Chantal, ses amis.
    Thierry et Élisabeth, qui l'a rejoint, se perdent en conjectures.
    En état de choc, ils apprennent l'arrestation de ces voisins si serviables, les seuls à la ronde, avec qui ils ont partagé tant de bons moments.
    Tenu par le secret de son enquête, le capitaine Bretan ne leur donne aucune explication, il se contente de solliciter leur coopération. Au bout de vingt-quatre heures de sidération, réveillé à l'aube par des coups frappés à la porte, Thierry réalise enfin, filmé sur son seuil par une journaliste à l'affût de sensationnel, que Guy Delric est le tueur des fillettes qui disparaissent depuis des années.
    Oscillant entre le déni, la colère et le chagrin, cet homme au naturel taciturne tente d'abord désespérément de retrouver le cours normal de sa vie : mais à l'usine, où il se réfugie tant bien que mal dans l'entretien des machines dont il a la charge, la curiosité de ses collègues lui pèse. Chez lui, la prostration d'Élisabeth le laisse totalement impuissant. Tandis que s'égrène sur toutes les chaînes de télévision la liste des petites victimes, il plonge dans ses carnets, à la recherche de détails qui auraient dû lui faire comprendre qui était véritablement son voisin. Les trajets nocturnes en fourgonnette, par exemple, ou cette phrase prononcée par Guy alors qu'ils observaient des insectes - un de leurs passe-temps favoris -, à propos de leur cruauté : « Tu sais quoi, Thierry, même le plus habile des criminels n'est pas capable d'une telle précision. » La descente aux enfers de cet être claquemuré en lui-même va se précipiter avec le départ de sa femme, incapable de continuer à vivre dans ce lieu hanté, cette maison loin de tout où elle avait accepté d'emménager avec réticence.
    Tiffany Tavernier va dès lors accompagner son protagoniste dans un long et bouleversant voyage. Pour trouver une réponse à la question qui le taraude - comment avoir pu ignorer que son unique ami était l'incarnation du mal -, il n'a d'autre choix que de quitter son refuge, d'abandonner sa carapace. Thierry part sur les traces d'un passé occulté - une enfance marquée par la solitude et la violence, dont les seuls souvenirs heureux sont les séjours dans la ferme de son grand-père mort trop tôt.
    Avec ce magnifique portrait d'homme, la romancière, subtile interprète des âmes tourmentées, continue d'interroger - comme elle l'avait fait dans Roissy (2018) -, l'infinie faculté de l'être humain à renaître à soi et au monde.

    Le mot du lecteur

    Thierry et Elisabeth, parents de Marc parti travailler au Vietnam vivent à la campagne avec deux charmants voisins, Guy et Chantal. Cette entente parfaite sombre brutalement le jour ou des forces de police musclées viennent arrêter Guy ! L’ami cachait bien son jeu et les personnalités des protagonistes se dévoilent peu à peu en révélant la complexité des perceptions de soi et des autres. La carapace de Thierry se découvre à l’occasion de sa pérégrination sur les lieux de son enfance où il parvient à prendre conscience de ses difficultés en acceptant enfin le regard que lui porte les autres. Très beau roman, mettant subtilement en évidence les failles, les incertitudes, le mal être relationnel des hommes.

    Frédéric

  • EUROPE CENTRALE - ANNEES TRENTE. Après avoir fui la révolution russe, les jumeaux Sylvin et Maria Rubinstein se découvrent un talent fulgurant pour le flamenco. Très vite, Varsovie, Berlin et même New York sont à leurs pieds. Lorsque le Continent sombre dans la guerre, les danseurs sont séparés, et Maria disparaît. Pour venger sa soeur tant aimée, Sylvin ira jusqu'à se glisser dans la peau d'une femme.
    Et c'est ainsi travesti qu'il s'engage dans la Résistance pour lutter contre les nazis. HAMBOURG - 2017. Lukas, jeune homme à l'identité trouble, rencontre la sulfureuse Iva sur la scène où Sylvin dansait autrefois. Fuyant leur passé, ils partent à leur tour en road-trip dans l'Europe interlope. Au fil des cabarets, leur flamenco incandescent et métissé enflamme les passions. Mais il suscite, aussi, la violence et l'intolérance.
    Jusqu'à ce que Lukas commette l'irréparable pour protéger Iva... A près d'un siècle de distance, Marie Charrel retrace le destin d'artistes épris de liberté, rattrapés par la folie du monde. Mais prêts à se battre jusqu'au bout pour défendre qui ils sont.

    Le mot du libraire

    Une histoire bouleversante d'âmes sœurs unies par la danse, par cette nécessité vitale de danser et de lutter pour être vivant. Un roman lumineux, flamboyant, furieux, animé d'une rare beauté pour combattre l'obscurité et l'obscurantisme.

    Aurelie Janssens, Librairie Page et Plume

  • Spy x family T.1

    Tatsuya Endo

    • Kurokawa
    • 10 Septembre 2020

    Sauvez le monde avec l'élite des agents (très) spéciaux : la famille Forger ! Une comédie d'espionnage pétillante !

    Twilight, le plus grand espion du monde, doit pour sa nouvelle mission créer une famille de toutes pièces afin de pouvoir s'introduire dans la plus prestigieuse école de l'aristocratie. Totalement dépourvu d'expérience familiale, il va adopter une petite fille en ignorant qu'elle est télépathe, et s'associer à une jeune femme timide, sans se douter qu'elle est une redoutable tueuse à gages. Ce trio atypique va devoir composer pour passer inaperçu, tout en découvrant les vraies valeurs d'une famille unie et aimante.

    Le mot du libraire

    De l’action et de l’humour sans être trop violent, on passe un bon moment avec ce manga que je conseillerais facilement aux jeunes adolescents.

    Camille

  • La jeune Elle Wittimer, geek de son état, ne vit que pour Starfield, le grand classique de science-fiction dont son père était, lui aussi, un grand fan avant sa mort. Alors, quand le reboot de la mythique saga est annoncé au cinéma, elle croit devenir folle de joie. Sauf que c'est Darien Freeman, acteur de séries légères pour adolescents, qui décroche le rôle principal. Et ça, aux yeux d'Elle et de milliers de fans historiques du chef-d'oeuvre, c'est intolérable.
    Martyrisée par sa belle-mère et ses deux demi-soeurs qui mènent la grande vie et la prennent pour leur domestique, elle a hâte de voler enfin de ses propres ailes après sa dernière année de lycée. En attendant, elle assassine le pauvre Darien à longueur de posts - s'assurant, à sa grande surprise, une audience de plus en plus large sur les réseaux sociaux. Alors, quand le tournage du film commence pour le jeune comédien, les difficultés aussi ! D'autant qu'il doit apparaître à la plus grosse convention du pays, autrefois fondée par le père d'Elle en personne...
    Lettre d'amour à la culture geek et lettre d'amour tout court, Cendrillon 2.0 inaugure une trilogie qui revisite les contes de fée sous l'angle de la fangirlitude. Saluée pour sa sensibilité et ses dialogues à mourir de rire, cette réinterprétation de Cendrillon est bourrée de charme et de clins d'oeil aux films, aux livres et aux séries que nous connaissons tous.

    Le mot du libraire

    Ellie est une adolescente geek et fan de Starfield. Darien est la nouvelle idole des adolescents grâce à une série à succès, malgré son petit côté arrogant, il est tout aussi geek qu’Ellie. Fans de cet univers , ils vont se rapprocher suite à un malentendu. Ce roman marque un gros point grâce à la modernité du récit et les personnages bien développés et attachants. L’univers fictif de Starfield qu’à créé l’autrice est riche et détaillé sans prendre le dessus sur l’histoire. Gros coup de cœur pour ce roman bourré d’humour et de bonnes ondes.

    Camille

  • Les commandements du Faucheur :
    Tu tueras.
    Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation.
    Tu accorderas une année d'immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue.
    Tu tueras la famille de ceux qui t'ont résisté.

    La trilogie La Faucheuse a remporté le Prix des Lecteurs R 2018, le Prix Histoires d'ados 2019 et le Grand Prix de l'imaginaire 2020.

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    Le mot du libraire

    Dans un futur où la mort naturelle n'existe plus certaines personnes empruntent la voie de Faucheur pour réguler la population. Citra et Rowan, deux jeunes adolescents qui ne se connaissent pas et n'auraient jamais prévu d'emprunter cette voie vont être désignés comme apprentis Faucheurs. Mais quelle est vraiment la différence entre un faucheur et un meurtrier? Neal Shusterman offre un futur réaliste et utopique qui pousse à la réflexion, on y trouve de l'action et des personnages au fort caractère qui rythment le roman.

    Camille

  • Florida

    Olivier Bourdeaut

    Sur le podium, Elizabeth est la plus jolie des mini-miss, mais cette victoire ne suffit pas et sa mère fera tout pour la voir gagner une nouvelle couronne. Elle n'est plus qu'une ravissante poupée au service de l'ambition maternelle. Les concours se succèdent et sa rancoeur envers ses parents ne fait que grandir. Elizabeth comprend vite que maîtriser son corps c'est maîtriser son destin, alors elle le met au service de sa vengeance, le transforme, le déforme.
    Elle ne sera plus jamais la Petite Princesse de quiconque. De cette confession d'une jeune femme révoltée, dont on a volé l'enfance, naît un roman bouleversant sur la dictature de la beauté. Intelligente, dotée d'une autodérision et d'une volonté incroyables, Elizabeth fait partie de ces héroïnes borderline que l'on n'oublie pas.

    Le mot du lecteur

    Elizabeth Vernn, petite fille de 7 ans est exhibée par la « reine mère » dés que l’occasion se présente aux concours de « mini-miss » du coin. Elle en souffre et seule sa mère y prend plaisir, le père,  « le valet » est indifférent à leurs escapades et apprécie plutôt le temps libre qu’elles lui octroient pendant leur absence. La contrainte exercée à son encontre exacerbe le ressentiment d’Elizabeth vis à vis de ses parents et elle mûrit sa vengeance….La suite est une succession de fuites en avant de la jeune fille qui ne parvient pas à s’affranchir du besoin de perpétuer les violences volontaires faites à son corps pour se faire remarquer et punir ses parents. Une ambiance pesante, une spirale infernale dont on ne peut s’extraire qui sont très bien décrites par L’auteur.

    Frédéric

  • La conviction qui nous anime en prenant aujourd'hui la parole, c'est que plutôt que de se taire par peur d'ajouter des polémiques à la confusion, le devoir des milieux universitaires et académiques est de rendre à nouveau possible la discussion scientifique et de la publier dans l'espace public, seule voie pour retisser un lien de confiance entre le savoir et les citoyens, lui-même indispensable à la survie de nos démocraties. La stratégie de l'omerta n'est pas la bonne. Notre conviction est au contraire que le sort de la démocratie dépendra très largement des forces de résistance du monde savant et de sa capacité à se faire entendre dans les débats politiques cruciaux qui vont devoir se mener, dans les mois et les années qui viennent, autour de la santé et de l'avenir du vivant.

    Le mot du lecteur

    Ce pamphlet rédigé par Barbara Stiegler, ne représente pas une opinion isolée, mais partagée par un grand nombre de personnalités (voir les nombreuses références bibliographiques en fin de texte). Les interrogations qu’il contient méritent toute l’attention du lecteur par leur pertinence. Les espaces de liberté laissées au citoyen se raréfient au profit d’injonctions unilatérales censées être les seules possibles pour le bien commun ! Mais, est-ce si sûr ? Le modèle chinois érigé en modèle, alors que le médecin lanceur d’alerte à été mis en prison et que la communication sur le nombre de victime est mensongère. L’état d’urgence sanitaire permanent, succédant lui-même à l’état d’urgence pour terrorisme et qui prolonge la réduction des libertés...Une lecture qui fait réfléchir et agite nos neurones par trop anesthésiés par l’ instillation sournoise d’une pensée unique !

    Frédéric

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