• La fabrique des salauds

    Chris Kraus

    • Belfond
    • 22 aout 2019

    1905-1975. Deux patients réunis dans la chambre d'un hôpital bavarois. L'un est Konstantin Solm, dit Koja, un vieil homme avec une balle nichée dans la tête. Un soir, Koja commence à raconter son histoire, et il ne pourra plus s'arrêter. Son enfance dans une famille lettone à Riga, dans les années ...

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    Le mot du lecteur

    Ce roman est monumental, par son volume, par l’intérêt historique qu’il revêt, par la richesse de la documentation sur laquelle il s’appuie, par l’incarnation de ses personnages. Il nous raconte l’épopée incroyable d’un trio (Koja,Hub et Ev) entre 1905 et 1974, en passant par Riga, Berlin, Paris,Moscou, Tel-Aviv…L’histoire est contée par Koja vers 1970, à son voisin de chambre d’hôpital, un hippie trentenaire auquel il impose sa confession, souvent contre son gré, car ce qu’il lui décrit est parfois insupportable à entendre. On assiste à l’avènement du national socialisme, qui recrute d’abord l’aîné Hub par conviction, puis Koja par suivisme du frangin et à tous les évènements dramatiques afférents à cette période. Puis, ballotté par les circonstances, plus par opportunisme que par adhésion, on suit le parcours de koja, devenu agent secret, simple, double, triple, simultanément et successivement au service de plusieurs nations. Cette interrogation sur la « fabrique des salauds », est magnifiquement mise en scène au travers de cette fresque familiale par une écriture pleine de souffle, non dénuée d’humour et une grande puissance évocatrice. Ce roman, est à ranger à coté d’œuvres magistrales comme « les bienveillantes » de Jonathan Littell, une vraie réussite littéraire à découvrir et à partager!

    Frédéric

  • Le discours

    Fabrice Caro

    « Tu sais, ça ferait très plaisir à ta soeur si tu faisais un petit discours le jour de la cérémonie. » C'est le début d'un dîner de famille pendant lequel Adrien, la quarantaine déprimée, attend désespérément une réponse au message qu'il vient d'envoyer à sa copine, qui l'a laissé pour « faire une ...

    Poche 7.50 € En stock
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    le mot des lecteurs

    Adrien, quadragénaire supporte assez mal la « pause » décidée par Sonia dans leur relation sentimentale. Son futur beau frère Ludovic qui va épouser prochainement sa sœur Sophie lui demande de prévoir un discours pour la cérémonie. Il en accepte le principe, mais, pendant sa vacance amoureuse, aucune des différentes hypothèses qu’il envisage ne lui conviennent. Une introspection poussée et une description de ses relations familiales bourrées d’humour constituent le cœur de cette narration jouissive. Cet humour débridé ne parvient pas à masquer la dépression sous-jacente d’Adrien, palpable tout au long de l’ouvrage. La dépendance aux messages envoyés et attendus par SMS s’invite en s’imposant comme les vecteurs essentiels des états d ‘âmes. Pendant cette lecture, on accompagne un clown triste, avec beaucoup de jubilation pour les dissections drôles des choses, des mots, des idées, mais aussi une profonde empathie pour la détresse d’Adrien.

    Frédéric

  • Un adolescent, Kafka Tamura, quitte la maison familiale de Tokyo pour échapper à une malédiction ...dipienne proférée par son père. De l'autre côté de l'archipel, Nakata, un vieil homme amnésique, décide lui aussi de prendre la route. Leurs deux destinées s'entremêlent pour devenir le miroir l'une d...

    Poche 9.60 € Sur commande Ajouter au panier

    Le mot du lecteur

    Kafka Tamura, collégien de 15 ans décide de fuir une vie à Tokyo qu’il juge insatisfaisante. Il se dirige vers l’île de Shikoku . Parallèlement,Nakata, un vieil homme, victime dans sa jeunesse d’un traumatisme resté inexpliqué quant à ses causes mais ayant effacé toute sa mémoire, y compris sa capacité à lire, déambule en parlant aux chats. Ces deux pérégrinations croisées constituent la trame de la narration, et seule la fin de l’histoire établira la jonction. C’est un univers fantastique jalonné de situations « ubuesques ou kafkaïennes » qui nous est décrit, il s’appuie sur des personnages forts, en quête de son passé pour Kafka, et à la recherche d’on sait quoi pour Nakata. Les excès fictionnels apportent de l’humour, on sourit beaucoup, on rit parfois, réalité, fiction et rêve se mêlent de façon harmonieuse.Une écriture alerte, poétique, avec de nombreuses références, musicales, littéraires et philosophiques confèrent à ces « road trips » nippons un immense plaisir de lecture.

    Frédéric

  • Wolfgang Amadeus Mozart était un génie. Mort ruiné, enterré sans grande pompe, il aurait pourtant pu sombrer dans l'oubli... Si Constanze Mozart ne l'avait pas adoré au point de sacrifier leurs propres enfants à la gloire de son défunt mari. Si elle ne lui avait pas survécu pendant cinquante-et-un ...

    Grand format 20.00 € Sur commande Ajouter au panier

    Le mot du lecteur

    Qui connaissait le rôle crucial de Constanze Mozart dans la mise en valeur de l’œuvre de son mari après sa disparition le 5 décembre 1791 à l’âge de trente cinq ans ? Isabelle Duquesnoy pourra s’enorgueillir d’avoir contribué à la réparation de cet aveuglement historique ! Et pourtant cela commençait mal, les dettes et la charge de Carl 6ans et Franz-Xaver 4mois plombaient l’exercice. Elle raconte son aventure à Carl, sous la forme d’une lettre testament rédigée peu avant sa mort. Son amour pour Wolfi et la conscience aigüe qu’elle avait de son génie lui ont permis de faire valoir à titre posthume un peu de la gloire qui aurait du lui échoir de son vivant. Elle confie l’achèvement du requiem à Sûssmayr afin d’honorer cette commande faite à Mozart, elle gère les droits de ses œuvres de façon rigoureuse, elle organise des concerts en y contribuant comme chanteuse lyrique...Elle valorise jalousement son patrimoine en perpétuant le souvenir de Wolfi, malgré la concurrence d’un certain « Ludwig von ». Cette reconstitution romanesque, très bien documentée est remarquable. La renommée universelle de ce grand musicien serait advenue de toute façon, mais Constanze a su imposer des choix personnels qui lui tenait à cœur et qui ont assuré son aisance matérielle et celle de ses enfants.

    Frédéric

  • Les services compétents

    Iegor Gran

    Les services compétents, ce sont les services du KGB dans les années 1960 en Union Soviétique. Le lieutenant Ivanov traque un certain Abram Tertz, pseudonyme choisi par un drôle d'écrivain qui s'échine à faire passer ses nouvelles fantastiques en Occident. Il sera identifié après six longues années ...

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    Le mot du lecteur

    En URSS après la mort de l’ogre Staline en 1953, et l’apparition de Nikita Khrouchtchev, l’équipe du lieutenant Ivanov est chargée de lutter contre les écrivains qui pourraient propager des idées subversives, dans le pays et surtout hors du pays. Après l’affaire Boris Pasternak, ils traquent « Abram Tertz », pseudonyme d’un écrivain qui parvient à faire passer des « nouvelles fantastiques »en France. Les descriptions de cette période en URSS, des activités des « services compétents », c’est à dire du KGB, des relations avec l’occident, de l’appétence pour des produits encore rares dans le pays sont faites avec beaucoup d’humour et de distanciation, malgré leur gravité. Abram Tertz échappe longtemps et astucieusement à Ivanov et bénéficie d’un assouplissement des sanctions encourues par les dissidents à l’approche de la « glasnost ». Un roman riche en informations historiques recueillies par l’auteur, fils d’André Siniavski enfin démasqué et envoyé en camp quelques années. Cette histoire joint l’utile à l’agréable et la redécouverte d’une tranche d’histoire récente illustrée de cette manière procure beaucoup de plaisir.

    Frédéric

  • Washington black

    Esi Edugyan

    La Barbade, 1830. À onze ans, Washington Black n'a d'autre horizon que le champ de canne à sucre de la plantation où il travaille avec d'autres esclaves. Quand le destin frappe à sa porte, c'est sous les traits de Titch, un scientifique anglais, jeune frère de son maître qui le choisit comme servite...

    Poche 8.50 € Sur commande Ajouter au panier

    Le mot des lecteurs

    La Barbade, 1830, une plantation de canne à sucre où sévit Erasmus Wilde, héritier d’une riche famille anglaise en brutalisant ses esclaves noirs. Le jeune Washington Black, dit « Wash », onze ans est détaché de son activité de coupeur de canne pour servir Christopher Wilde, dit « Titch », frère d’Erasmus, venu pour assouvir sa soif d’observations scientifiques naturalistes et de conception d’engin volant (ballon souhaité dirigeable). L’aventure peut commencer ! Wash se révèle très doué pour le dessin et reproduit fidèlement les insectes et autres bestioles prélevées par Titch de leur milieu naturel et leur fuite rocambolesque, d’abord en ballon, les conduira ensemble jusqu’aux latitudes nord les plus élevées de l’arctique où ils recherchent le scientifique un peu fou, père d’Erasmus et Christopher. Wash poursuivra ensuite son périple seul (ou presque !) Ce roman d’aventure évoque l’esclavage, le racisme, l’activité scientifique du 19ème siècle, la biologie marine, la médecine, mais aussi l’art et le souci d’offrir au grand public une représentation du milieu naturel apportant la connaissance. C’est également une réflexion sur la nature humaine et les capacités d’empathie et de résilience de l’homme. L’ensemble offre un grand plaisir de lecture facile à recommander vivement

    Frédéric

  • " Cette pierre que tu poses devant toi... devant laquelle tu te lamentes sur tous tes malheurs, toutes tes misères... à qui tu confies tout ce que tu as sur le coeur et que tu n'oses pas révéler aux autres... Tu lui parles, tu lui parles. Et la pierre t'écoute, éponge tous tes mots, tes secrets, jus...

    Poche 6.90 € En stock
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    Le mot du lecteur

    Prix Goncourt 2008, amplement mérité, ce livre est d’une beauté à couper le souffle, il véhicule une puissance évocatrice incroyable ! Il sublime la femme afghane, qui habituée aux violences, à la soumission la plus totale se raconte au chevet d’un mari reposant inerte sur un matelas, entre la vie et la mort. Elle confie ses secrets les plus intimes de sa vie à son homme, en espérant que malgré les apparences de son état végétatif, il entend ce qu’elle lui dit, elle se libère de tout ce qu’elle avait enfoui en elle depuis des années. Le rythme, la qualité d’écriture, les anecdotes qui surgissent du passé, mais aussi l’instant présent avec des soldats qui tirent de tous les côtés rendent cette lecture vivante et une grande empathie nous lie à cette femme remarquable.

    Frédéric

  • Du Montparnasse des années folles au Paris de l'Occupation, Gaëlle Nohant ressuscite un héros incandescent, généreux et libre. Ses amis s'appelaient Jacques Prévert, Louis Aragon, Jean-Louis Barrault ou Pablo Neruda. Poète, amoureux, résistant, féroce et blagueur, il croquait la vie, aimait Youki et...

    Poche 8.90 € En stock
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    Le mot des lecteurs

    Roman très riche en documentation des milieux artistiques et littéraires des années 1920 à 1945 dans lequel l’auteure se met dans la peau de Robert Desnos et nous balade dans son univers. On y rencontre, avec les yeux du poète, de nombreuses personnalités passées à la postérité, les surréalistes et leur chef de file intransigeant André Breton, le photographe Man Ray, Prévert, Aragon, Cocteau, Eluard, Jean Louis Barreau, Garcia Lorca, Picasso et beaucoup d’autres. Le côté historique de cette époque est bien rendu par le style brillant et la fluidité de l’écriture de Gaëlle Nohant, et notre immersion dans ce bouillon de culture nous en fait appréhender la grande richesse. C’est aussi un aventure humaine qui rend particulièrement attachant Robert Desnos avec sa fidélité indéfectible aux idées et aux gens qu’il côtoie, à son amour pour Youki, à son comportement exemplaire de résistant puis de déporté et à sa résilience dans les moments difficiles.Bref, une narration menée tambour battant qui comblera les curieux.

    Frédéric

  • La vallée

    Bernard Minier

    • Xo
    • 20 mai 2020

    « Je crois que quelqu'un est en train d'agir comme s'il se prenait pour Dieu... » Un appel au secours au milieu de la nuit ; Une vallée coupée du monde ; Une abbaye pleine de secrets ; Une forêt mystérieuse ; Une série de meurtres épouvantables ; Une population terrifiée qui veut se faire justi...

    Grand format 21.90 € En stock
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    Le mot du lecteur

    Une vallée des Pyrénées où il se passe de drôles de choses, un super-flic « Martin Servaz » qui bien que suspendu par sa hiérarchie opère comme s’il ne l’était pas, une docteure « Léa » qui soigne excellemment sont fils « Gustav » et possède un charme naturel auquel il n’est pas insensible, voilà les ingrédients principaux de ce polard montagnard ! Ajoutons y « Gabriela », Pédopsychiatre allumeuse et psychopathe, cela complète le panorama. L’intrigue policière est bien ficelée, on voit que l’auteur a l’habitude de les fabriquer, mais les considérations contextuelles évoquées sont bien pauvres et primaires. L’amateur de roman policier, pourra y trouver un agréable moment de lecture, c’est déjà un point positif, Mais le lecteur plus exigeant sur le contenu sera déçu !

    Frédéric

  • Comment élaguer, sans soulever de soupçons, toutes les branches d'un arbre généalogique pour arriver à un héritage. Un roman noir sarcastique avec des justicières pleines d'humour et de mauvais esprit qu'on n'a pas envie de condamner. Au XIXe siècle, les riches créaient des fortunes et achetaient...

    Grand format 18.00 € En stock
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    Le mot du lecteur

    Blanche de Rigny, à l’occasion d’une visite à son père sur l’île bretonne de son enfance décide d’enquêter sur ses ancêtres. Handicapée suite aux conséquences délétères d’un excès alcoolisé l’ayant propulsée hors d’un véhicule flirtant de trop près avec une falaise, ses orthèses et béquilles rendent sa mobilité délicate. Elle découvre une famille aux comportements peu scrupuleux qui lui a permis de s’enrichir aux dépens des autres de façon peu orthodoxe, ce qui est l’opposé de ses convictions militantes écologistes et humanistes. Elle parvient à établir la généalogie qui la relie,en 1870 à Auguste, idéaliste gauchisant qui a néanmoins bénéficié de l’achat par son père Casimir d’un breton pauvre lui évitant la conscription en le remplaçant. Énergique malgré son handicap, elle utilise un accès rendu possible par son travail à des données sensibles pour dézinguer, sans scrupule également les branches pourries de la famille qu’elle a identifiées. Personnages bien campés et rappels historiques bienvenus rendent ce roman vivant et agréable à lire.

    Frédéric

  • Une nuit de décembre, un meurtre a lieu au Palace de Verbier, dans les Alpes suisses. L'enquête de police n'aboutira jamais. Des années plus tard, au début de l'été 2018, lorsqu'un écrivain se rend dans ce même hôtel pour y passer des vacances, il est loin d'imaginer qu'il va se retrouver plongé da...

    Grand format 23.00 € En stock
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    Le mot du lecteur

    La construction de ce roman, avec d’incessants retours en arrière de durées variables par rapport au jour du meurtre peut se comprendre pour distiller l’intrigue et la faire durer jusqu’à la révélation finale, mais son contenu indigent a du mal à passer ! Les dialogues, les personnages sont plats et toujours prévisibles et la subtilité absente. Au début de la lecture, on est tenté de croire qu’une inconsistance volontaire du texte alimente une forme d’humour, avec des protagonistes du genre « pieds nickelés » mais sa permanence dissipe rapidement le malentendu. La complexité des allers retours temporels n’entretiennent même pas le suspens. Les « Moussieu » « Médéme » d’Arma s’adressant à Macaire et Anastasia font sourire la première fois, mais deviennent rapidement lourds. J’avais pourtant apprécié « le livre des Baltimore » du même auteur, mais assumer une notoriété avérée n’est sans doute pas facile !

    Frédéric

  • Vivre ensemble

    Emilie Frèche

    Tout le monde ne parle que du vivre-ensemble mais, au fond, qui sait vraiment de quoi il retourne, sinon les familles recomposées ? Vivre ensemble, c'est se disputer un territoire....

    Poche 7.40 € Sur commande Ajouter au panier

    Le mot du lecteur

    Trois niveaux de tentatives de « vivre ensemble » se juxtaposent et s’entremêlent dans ce roman.La famille recomposée, les migrants de Calais et le terrorisme qui déstabilise la société. Chacun de ses thèmes contient ses propres difficultés et ce mélange, hors le point commun de la violence qu’il exhale ne paraît pas forcément pertinent. Les protagonistes sont condamnés à la peine maximum, puisqu’ils sont confrontés aux trois, certes avec des degrés divers d’implication, mais cela fait beaucoup ! L’essentiel se situe dans les problèmes rencontrés par la vie commune de Pierre et Salomon avec Déborah et Léo évoqués de façon très réaliste et sans solution apparente. C’est donc la première partie de la narration qui m’a parue la plus intéressante, les couches supplémentaires des calaisiens surnuméraires et de toutes les occurrences terroristes décrites ajoutent bien d’autres facettes de la difficulté du « vivre ensemble » mais, les faire cohabiter ne parait pas très heureux.

    Frédéric

  • Contes de l'Alhambra

    Washington Irving

    • Libretto
    • 22 septembre 2011

    L'on voyage à dos de mule, l'on s'attarde le soir en des auberges louches pour écouter la confidence de quelque bandit mal repenti, s'émerveillant à chaque pas de voir la vieille Espagne maure toujours vivante derrière les ruines de son passé enfui. et l'on tend l'oreille aux histoires qui se murmur...

    Poche 9.70 € Sur commande Ajouter au panier

    Le mot du lecteur

    Washington Irving voyage en Andalousie en 1829, il nous restitue l’ambiance de cette époque et de cette région au gré de ses pérégrinations qui le conduisent vers Grenade et le palais de l’Alhambra. Il a la chance de pouvoir séjourner dans ce lieu chargé d’histoire et d’art Mauresque et chrétien. Son engouement pour le site et son souhait de faire partager ce qu’il voit nous valent des descriptions précises et détaillées qui reflètent son enthousiasme. Construction Mauresque du 13 ème siècle, c’est un lieu inspirant pour des contes traditionnels repris par l’auteur. Beau témoignage historique, imprégné du fantastique contenu dans les différentes histoires qui nous sont contées et qui offre un agréable moment de lecture.

    Frédéric

  • Kinderzimmer

    Valentine Goby

    En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plus de quarante mille détenues. Dans les baraquements, chaque femme doit trouver l'énergie de survivre, au plus profond d'elle-même, puiser chaque jour la force d'imaginer demain. Quand elle arrive là, Mila a vingt-deux ans ; elle est enceinte...

    Poche 7.80 € Sur commande Ajouter au panier

    Le mot du lecteur

    Printemps 1944, Mila, résistante, enceinte est internée à « Ravensbrück ». Ses terribles conditions de détention sont décrites de façon très crue, qu’on peut aisément imaginer comme réaliste, compte tenu de ce que nous connaissons par ailleurs de la difficile survie dans ces camps de la mort. Appels quotidiens tôt le matin, nourriture insuffisante, promiscuité dévastatrice pour la propagation des maladies...Malgré cela, une solidarité s’installe entres ces femmes pour mieux tenir, rêver et résister. Les femmes enceintes, dénutries accouchent de bébés à l’apparence de vieillards et ne peuvent guère les allaiter de leur source rapidement tarie. Les nouveaux nés de la « kinderzimmer » meurent rapidement de faim, mais l’espoir, la débrouille et la détermination qui anime ces femmes peuvent parfois réaliser des miracles ! Comment porter un jugement autre que compassionnel sur un tel roman ? Sa force, est d’exister, d’être lu et partagé, de témoigner, de résister le plus longtemps possible à l’oubli pour informer les générations futures.

    Frédéric

  • «Le football familial, ou comment survivre en famille. Déterminez le défaut le plus irritant de chaque membre de votre famille et attribuez-lui une couleur. Dès que votre père hurlera pour un torchon disparu, vous lui crierez : "Carton vert !" Chaque fois que votre mère se lamentera sur sa vie rat...

    Poche 7.50 € Sur commande Ajouter au panier

    Le mot du lecteur

    Une histoire de famille bourgeoise (les Tudec) dans la seconde moitié du 20ème siècle. Les parents, Elvyre et Philippe, les quatre enfants, Anne, Marie, Nicolas et Pierre et Simone la grand-mère sont les acteurs principaux de ce roman. C’est Marie qui raconte leur vie en détaillant au scalpel des mots, leur intimité, leur vie commune, les relations qu’ils nouent avec les autres...On les découvre dans un univers bourgeois, aisé, favorisé, où tous ont bénéficié d’études dans des filières d’excellence, (Normale Sup, l’ENA, sciences Po, Harvard…) qui leur ont permis d’occuper des postes gratifiants, excluant des problèmes de fin de mois. Belle illustration de reproduction sociale ! Et pourtant, l’aisance matérielle, le niveau intellectuel, n’exclut pas des problèmes relationnels qu’on pourrait rencontrer dans d’autres contextes sociaux ! Les caractères et les personnalités de chacun sont ciselés par l’auteure d’une façon précise qui nous les restitue dans un jus original acceptant peu l’altérité. Cela manque d’empathie ! La fin de cette narration, consacrée à la vie et à la fin de vie de Simone est la plus remarquable et la plus émouvante.

    Frédéric

  • Corentin, personne n'en voulait. Ni son père envolé, ni les commères dont les rumeurs abreuvent le village, ni surtout sa mère, qui rêve de s'en débarrasser. Traîné de foyer en foyer, son enfance est une errance. Jusqu'au jour où sa mère l'abandonne à Augustine, l'une des vieilles du hameau. Au creu...

    Grand format 20.00 € Sur commande Ajouter au panier

    Le mot du libraire

    Après le prix de la Closerie des Lilas, Sandrine Collette s'offre un doublé printannier avec le Grand prix RTL-Lire. Avec deux mois de décalage pour cause de crise sanitaire, le Grand Prix RTL-Lire 2020 a été décerné ce matin à Sandrine Collette pour Et toujours les forêts, paru en janvier chez JC Lattès. Bernard Lehut a annoncé le nom de la lauréate ce matin sur l'antenne. L'auteure de Des nœuds d’acier (Grand prix de littérature policière) et d'Il reste la poussière (Prix Landerneau du polar) avait déjà été récompensée il y a deux semaines par le prix de la Closerie des Lilas pour ce roman de fin du monde. Dans Et toujours les forêts, la romancière présente Corentin, enfant mal-aimé, qui est confié par sa mère à Augustine, une vieille villageoise habitant la vallée des Forêts. Devenu étudiant à la grande ville, il se plonge dans la fête permanente tandis qu'une chaleur anormale n'en finit plus de transformer la terre en désert. La nuit où le monde achève de s'effondrer, Corentin survit miraculeusement et part dans l'espoir de retrouver Augustine... (Livres Hebdo)

    Corentin n’était pas désiré par sa mère Marie. Après avoir plusieurs fois tenté de s’en débarrasser sans succès, elle fini par le confier à son arrière grand-mère Augustine qui habite dans la forêt. Après une enfance isolée, avec peu d’occasions de lier connaissance avec d’autres enfants, il part à la ville pour achever sa scolarité lycéenne, puis étudiante. Alors qu’il est à l’abri dans les catacombes avec des camarades étudiants, survient en surface un événement apocalyptique qui détruit tout. Avec son imagination débordante et sa faconde coutumière, Sandrine Collette invente la survie de Corentin en n’oubliant pas de glisser un petit clin d’œil aux héros de « la route » de Cormac McCarthy. L’univers post apocalyptique n’est pas tendre avec les survivants, et la qualité de plume de l’auteure arrime le lecteur au livre en gardant en réserve un gros coup de suspens vers la fin. Le plaisir de lecture est activé plus, plus, plus avec ce roman.

     

    Pascale

  • Novembre 2022. Un cyclone d'ampleur inédite ravage la côte ouest des États-Unis. Incapables de rembourser les dégâts, les compagnies d'assurance font faillite ; à leur suite, le système financier américain s'effondre, entrainant dans sa chute le système mondial tout entier. Plus d'argent disponible,...

    Grand format 18.00 € En stock
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    Le mot du lecteur

    2022, les éléments naturels se déchaînent aux Etats Unis et constituent le déclencheur d’une crise financière sans précédent qui se propage rapidement et inéluctablement au monde entier. Ses conséquences sont délétères pour l’humanité et son activité économique, tous les réseaux d’eau, d’électricité, de communications, d’approvisionnement en nourriture sont défaillants et les survivants doivent composer avec ce qui reste. Des tranches de vie sont décrites dans les années qui suivent, vers 2030, elles sont très disparates et décrivent plus une débrouille individuelle qu’une organisation collective qui a du mal à émerger. La seule originalité de l’ouvrage, est l’emploi systématique du féminin en lieu et place du masculin généralement utilisé. Le monde devient féminin, même si l’homme y a encore sa place ! Il est difficile d'y appréhender un monde nouveau, mais peut-être es t’il encore seulement en gestation douloureuse ? Un grand nombre de lieux communs jalonnent cette histoire et en minimisent l’impact. On est bien loin de la puissance évocatrice de « la route » de Cormac McCarthy ou de « Ravage » de René Barjavel.

    Frédéric

  • Il était un fleuve

    Diane Setterfield

    • Plon
    • 16 mai 2019

    Une auberge au bord de la Tamise, par une nuit de solstice d'hiver au milieu du XIXe siècle. Les habitués sont regroupés autour de Joe le conteur lorsqu'un homme pousse la porte, gravement blessé, portant dans ses bras une petite noyée. L'homme s'appelle Henry Daunt, il habite la région et expérimen...

    Grand format 24.00 € Sur commande Ajouter au panier

    Le mot du lecteur

    L’âme de ce roman est la tamise, et l’auberge Swan où s’agrègent de nombreux éléments de l’intrigue et où officient Joe, un formidable raconteur d’histoires et Margot la logisticienne du lieu. Un petite fille de quatre ans, plutôt morte que vive, quoique ! ramenée à l’auberge par un homme blessé et à bout de force est le point de départ d’un enchaînement d’histoires racontées, fantasmées et vécues par des personnages aux origines diverses et variées. l’Histoire convoque les esprits du fleuve incarnés par le « silencieux », passeur d’âmes, la géographie fluviale et les métiers qui lui sont associés, la photographie au collodion sur des plaques de verre… Il n’y a pas de temps mort dans cette narration,et, en interrompre la lecture est quasi impossible, tellement elle est prenante. Une accélération du rythme intervient vers la fin en vendant un peu la peau de l’ours avant de l’avoir tué, mais une lecture aussi agréable et réjouissante et à recommander vivement.

    Frédéric

  • Madagascar, mars 1947, l'insurrection couve. Soldats déshonorés, Malgaches bafoués, peuple spolié, ce soir, tous vont se soulever, prendre armes et amulettes pour se libérer. Parmi eux, Ambila, le beau Ambila, Zébu Boy, fierté de son père, qui s'est engagé pour la très Grande France, battu pour elle...

    Grand format 19.90 € Sur commande Ajouter au panier

    Le mot du lecteur

    Madagascar en 1939, Ambali, la trentaine succombe aux promesses d’un avenir radieux des français occupants l’île s’il rejoint les rangs de l’armée pour combattre l’Allemagne. Rapidement fait prisonnier, il est interné dans un frontaslag (camp de prisonnier regroupant les africains en zone occupée de la France). Les affres de la guerre augmentées de ses très dures conditions de détention le rendent à la vie civile malgache dénué de tout, y compris de ses chaussures auxquelles il tenait beaucoup. Aucune des promesses qui lui ont été faites ne sont tenues, et, désenchanté, meurtri, mais aguerri, il décide de reconquérir petit à petit un cheptel de zébus comme celui qu’avait détenu son père décédé. Il démarre alors un « road trip » dans son île natale en vendant des amulettes fétiches (les « oadys »), ballotté par des événements qu’il subit et surmonte grâce sa résilience. L’auteure restitue bien l’ ambiance de résistance à la colonisation, avec les coutumes ancestrales locales pratiquées par les « ambiasy ». Personnage principal, mais pas du tout héros, Zébu Boy, sans beaucoup de morale et sans scrupules nous embarque dans son aventure déjantée et foutraque. La plume alerte d’Aurélie Champagne est efficace, mais on est parfois en manque de compréhension du vocabulaire employé.

    Frédéric

  • Nous avons plus que jamais besoin les uns des autres. Avancer ensemble nous rend plus heureux et plus à même de faire face aux difficultés de la vie. Recevoir et accorder du soutien sont autant d'occasions de resserrer les liens et cet échange est bénéfique tant à celui qui donne qu'à celui qu...

    Grand format 21.90 € En stock
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    Le mot du libraire

    Un livre utile et inspirant à l'heure où la solidarité est incontournable !

    Pascale

  • A contre-courant d'un individualisme forcené, Olivier Sibony livre une vision du collectif comme condition sine qua non de la performance. En prenant le temps d'élaborer sa propre méthode de décision stratégique, le décideur d'aujourd'hui construit les briques essentielles qui feront prospérer l'ent...

    Grand format 10.00 € Sur commande Ajouter au panier

    Le mot des lecteurs

    Dans cet essai, l’auteur, ayant capitalisé une grande expérience au contact des entreprises qu’il a conseillé dans leurs choix stratégiques nous en délivre la substantifique moelle avec des descriptions de « biais cognitifs » en tous genres. Toutes les situations évoquées qui les illustrent sont parfaitement convaincantes et même parfois inquiétantes, tant elles génèrent d’erreurs factuelles. Le biais cognitif se manifeste, par définition à l’insu de la conscience des personnes qui en font les frais. Leur minimisation peut toutefois être réalisée avec des protocoles mettant en œuvre entres autres choses, des réflexions collectives. On est plus intelligents à plusieurs que tout seul ! Ces démonstrations brillantes, telles que décrites semblent au service exclusif du business, de la performance, de la finance, de la croissance….J’aurais apprécié qu’elles fussent envisagées avec d’autres objectifs plus en phase avec un changement de paradigme de nos sociétés prédatrices de la nature, au service de l’écologie et de la préservation de la biodiversité...Cela aurait eu plus d’allure, car, si les préconisations de l’auteur permettent d’éviter des erreurs, ces évitements ne font que renforcer et rendre plus efficient l’empreinte de l’homme et des ses activités sur son environnement ! Un paradoxe !

    Frédéric

  • Décembre 1916. Dans la pénombre d'un escalier, Jeanne Hébuterne tombe amoureuse d'Amedeo Modigliani. Elle peint modestement, lui est un artiste maudit. Elle vit encore dans le cocon familial, il mène une existence dissolue entre son atelier, les cafés parisiens et les prostituées. Elle abandonne tou...

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    Le mot du lecteur

    En 1916, Jeanne Hébuterne, 18 ans vit à Paris avec ses parents, Eudoxie sa mère et Achille son père qui tient une mercerie. Son frère André qui lui est profondément attaché est parti au front. Elle a développé sa fibre artistique avec André, dont la domination psychologique et moralisatrice continue à agir à distance. Elle a du mal à s’affirmer, tant elle est confinée dans sa famille. Sa rencontre avec Amedeo Modigliani lui offre une occasion d’émancipation qu’elle saisit, malgré la difficulté qu’elle éprouve à s’adapter à son environnement alcoolisé et fantasque. Elle est modèle pour le peintre, tombe amoureuse de lui et subit ses frasques et ses lubies avec l’espoir d’exister enfin pour elle même en pouvant affirmer : « je suis Jeanne Hébuterne ».Mais, côté Amédéo, malgré une paternité acceptée, une vie dissolue aggravée par la maladie c’est l’impasse. Ce roman décrit bien le cheminement inéluctable de Jeanne vers…..

    Frédéric

  • Pacifique

    Stephanie Hochet

    • Rivages
    • 4 mars 2020

    Dans le chaos de la Seconde Guerre mondiale, sur un porte-avions de l'empire du Japon, le soldat Kaneda s'apprête à mourir. Il a pour mission de s'écraser contre un croiseur américain. Ainsi il contribuera à l'éradication de l'homme occidental, l'ennemi civilisationnel, l'ennemi intime. Mais Isao Ka...

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    Le mot du lecteur

    Isao Kaneda, jeune japonais dont l’adolescence studieuse précède de peu l’entrée en guère de son pays en attaquant Pearl Harbour, est fasciné par ces monstres d’acier volants qu’il ambitionne de piloter un jour. Biberonné au Kendo, il effectue deux ans de formation à Yokaren, école préparatoire de pilotage pour adolescent. Il incorpore ensuite le corps des pilotes de chasse en octobre 1944. Maîtriser le maniement de tels avions requiert normalement deux ans, mais, pour devenir un « Kikusui », nul besoin de l’excellence !Malgré les doutes qui l’habitent quant à l’utilité véritable de son sacrifice, il ne peut échapper à l’ambiance collective entretenue à dessein par sa hiérarchie et qui promeut l’idéal samourai. Le 27 avril 1945, son jour de « chysanthème flottant » arrive , puis….la suite à découvrir dans ce petit livre sympathique qui nous rappelle ces épisodes historiques.

    Frédéric

  • Tout le monde a vu le film Le Docteur Jivago, un des films emblématiques du cinéma américain, basé sur le roman de Boris Pasternak consacré à la période de la révolution russe, une fiction d'inspiration éminemment autobiographique couronnée du prix Nobel. Vladimir Fedorovski propose ce « roman ...

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    Le mot du lecteur

    Ce livre est le bienvenu pour établir une connexion entre le roman « le docteur Jivago », la chronologie des événements qu’il recouvre et la vie de l’auteur Boris Pasternak. Sa biographie nous éclaire sur le contexte sociétal dans lequel il évolue, sur les analogies possibles entre sa fiction et la réalité. Il semble que l’écriture de son ouvrage essentiel ait débuté vers 1947 et ait été achevée en 1949. Sa publication n’est intervenue, sous le manteau qu’en 1956, la dynamite qu’il contenait l’a sans aucun doute freinée. L’auteur nous renseigne de façon très complète sur les relations de Pasternak avec les milieux intellectuels, artistiques et politiques de son époque. Lecture informative, mais un peu austère.

    Frédéric

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